Équipes de recherche

Équipe 1 – Politiques de la ville, gestion foncière et décentralisation

Membres statutaires : Françoise Bourdarias, Baba Coulibaly, Fatoumata Coulibaly, Mohamed Lamine Dembélé, Balla Diarra, Naffet Keita (feu), Alexis Roy, Mamy Soumare

Thématiques de recherche :
o Relations villes et campagnes, approvisionnement des villes
o Dynamiques urbaines, étalement des villes
o Accès aux services publics dans les villes
o Agriculture péri-urbaine
o Décentralisation et gestion foncière

Lmi macoter Territoires, intégration et dynamiques démographiques

Intérêt scientifique et objectifs :
Les recherches foncières menées depuis 2016 (partenariat IRD/USJPB ; colloque de Bamako) montrent le besoin pressant d’agendas politiques pour la gestion de territoires d’interface entre villes et campagnes alors que, bon an mal an, des perspectives de concertation s’ouvrent ailleurs au Mali : loi foncière agricole, commissions villageoises, planification urbaine stratégique, du moins pour la capitale. Ce groupe de travail suit les chantiers d’étude déjà ouverts dans le District de Bamako (marchés et pratiques du logement, espaces publics, services essentiels, rôle de l’ADR) et invite les étudiants à travailler dans tout type de villes. Il valorise la démarche typologique initiée pour aborder les conflits découlant au Mali de la dynamique de marchandisation/titrisation/bancarisation foncière. Il mène de nouveaux travaux empiriques dans le cercle de Kati : mesure de l’étalement urbain dans la dernière décennie ; enquête ménages « Habiter les périphéries urbaines » lancée en 2018.

Équipe 2 – Dynamiques migratoires et nouvelles mobilités

Membres statutaires : Monique Bertrand, Hawa Coulibaly, Charles Grémont, Naffet Keita, Aissatou Nbodj, Sadio Soukouna

Doctorants : Nana Kimbiri, Soumaila Camara, Soumana Maiga

Thématiques de recherche :
o Reconfiguration des trajectoires migratoires, migration par étapes
o Évolution des normes migratoires sur les plans politique, social et économique
o Politisation des migrants : migrants comme acteurs et comme objets politiques
o Migration et gouvernance territoriale
o Analyse des mobilités quotidiennes dans les villes

Intérêt scientifique et objectifs :
Du fait du positionnement géographique du Mali et des pratiques agro-pastorales extensives, les migrations internes et internationales sont constitutives de la société malienne. L’objet de cette équipe est d’étudier les pratiques actuelles en examinant si on observe des reconfigurations des trajectoires migratoires du fait notamment de l’émergence de nouveaux lieux de départ et d’installation. Il s’agit aussi d’examiner la politisation des migrants et leurs participations aux instances décisionnelles locales et nationales. De même, alors que l’étalement urbain ne cesse de croitre, les mobilités quotidiennes au sein des villes seront étudiées.

Équipe 3 –Société et État : suppléance versus gouvernance

Membres statutaires : Hawa Coulibaly, Monique Bertrand, Françoise Bourdarias, Mohamed L. Dembélé, Charles Grémont, Marc Raffinot, Ophélie Rillon, Alexis Roy, Sadio Soukouna

Doctorants : Idrissa Diarra, Bassirou Gaye, Bakary Traoré

Thématiques de recherche :
o Suppléance comme sphère sociale d’activités d’utilité publique non prises en charge par l’État et le secteur privé et commercial
o Suppléance vs gouvernance : production des normes pratiques de l’action publique et logiques de rentabilité économique
o Suppléance « à la place de… » : logique de ré-étatisation (suppléance comme supplétif aux services publics) ou de désétatisation (suppléance comme substitutif aux services publics) ?
o Importation et diffusion des logiques de suppléance : rôle et/ou influence des PTF

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Intérêt scientifique et objectifs :
L’idée de « suppléance » se veut une proposition empirique visant à définir l’espace des activités d’utilité publique que ne sont pas ou plus pris en charge par les pouvoirs publics et les OSC d’un côté, le secteur privé commercial de l’autre. Un tel espace esquisse un champ d’activités portées par des acteurs et/ou des groupes sociaux suppléantla « gouvernance » qui échoit en principe à l’Etat et ses partenaires sociaux, sans toutefois s’inscrire dans une logique d’externalisation (privatisation et/ou délégation) vers le secteur commercial.
Cet espace de la suppléance peut concerner la sécurité (des personnes, des biens, routière, alimentaire), la justice (civile, sociale, économique), la santé (guérison, hygiène), l’éducation, la gestion des flux migratoires, etc. Si la Suppléance permet de considérer à nouveau frais la production de normes pratiques et de la rentabilité économique et symbolique des activités menées, elle pose aussi la question de la place de l’État dans et avec la société, voire de son devenir : faire « à la place » de l’État est-il le signe d’une ré-étatisation (la suppléance comme demande d’Etat) ou d’une désétatisation (la suppléance comme non efficience de l’État) ? De même, quand est-il du rôle et de l’influence des acteurs inter et supranationaux qui, en mettant de factol’État sous tutelle économique, suppléent celui-ci ou le contourne ?

Équipe 4 – Connexions culturelles et créativité sociale : musique, jeunesse et médiation

Membres statutaires : Marta Amico, Jean-Paul Colleyn, Anne Doquet, Moussa Sow, Idrissa Soïba Traoré

Doctorants :
Alfredo Castellanos, Yacouba Diarra, Amidou Sogodogo et Hama Yalcouye

Thématiques de recherche :
o Réinvention et mise en scène de la société à travers les productions culturelles
o Médias sociaux et relocalisation du global
o Paysage médiatique, outils numériques et identités
o Pratiques de connexion : formes d’adhésion ou contestation des normes sociales ?

LMI Macoter : Terroirs d’identités et médiation culturelle

Intérêt scientifique et objectifs :
Les travaux de cette équipe visent à interroger, au prime des pratiques culturelles et des nouveaux médias, ce que la sociétés malienne fait du numérique, en termes : 1°) d’appropriation, de production et de circulation des savoirs ; 2°) de reconfiguration des rapports sociaux (aînés/cadets) ; 3°) et de médiations culturelles.
Dans le Mali post-2012, il s’agit de se demander comment la société se connecte, ou se déconnecte, au global ;  comment et où (dans quels lieux) elle se réinvente, ou fait preuve de conservatisme, et se met en scène ; comment les dynamiques globalisées réifient les clivages identitaires ou, à l’inverse, les font sauter (mais au profit de quel modèle de société, de quelle nation imaginée ?) ; comment ces connexions conduisent à renouveler les formes d’engagement, ou les formes d’adhésion ou de contestation aux modèles sociaux.

Projets en cours :

Équipe 5 – Micro-conflictualités et formes symboliques de la médiation, à partir de la Côte d’Ivoire « post-crise »

Thématiques de recherche :
o Stigmates de la crise et conflictualité du quotidien
o Formes symboliques de la médiation ordinaire
o Le coupé-décalé, une forme de médiation apolitique dans une crise politique ?
o Traces et réminiscences du conflit sur les réseaux sociaux
o La satire comme médiation symbolique : cas de la série ivoirienne Cour commune